« Que l’agresseur soit sous la couverture, derrière l’objectif ou à l’ordinateur, c’était du pareil au même pour moi. J’étais là parce qu’il voulait s’amuser de mon abaissement et de ma déchéance. »
– Shy Keenan, ancienne victime et défenseure des droits des enfants
Malgré ses réussites antérieures, le Canada doit faire beaucoup plus.
Il y a un certain nombre de lacunes importantes qui font en sorte que les enfants passent entre les mailles du filet et que les contrevenants gagnent du terrain. Nous devons agir maintenant pour corriger ces lacunes avant de prendre trop de retard.
Plus particulièrement, nous devons être honnêtes concernant l’aspect odieux de la situation et l’aborder à ce titre. Nous devons reconsidérer ce qui compte le plus : le droit à l’anonymat du contrevenant ou le mal réel fait aux enfants. Nous devons donner aux autorités les outils dont elles ont besoin pour identifier ces enfants et les secourir. Une fois les victimes trouvées, nous devons avoir les ressources et l’expertise nécessaires pour prendre soin d’elles de façon adéquate et les aider à guérir. Finalement, nous devons tenir responsables ceux qui échangent et distribuent des images d’enfants exploités sexuellement, et trouver des moyens efficaces pour que le secteur privé fasse partie intégrante de la solution.
Le problème est énorme, mais ce rapport présente neuf recommandations pratiques et réalisables pour contrer le problème de l’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet.