« Nous pouvons contribuer à mettre fin au traumatisme permanent vécu par les victimes d’exploitation sexuelle facilitée par Internet en reconnaissant ce que représentent en réalité ces images : un abus continuel. »
Le présent rapport a mis en lumière un certain nombre de lacunes importantes qui font en sorte que les enfants passent entre les mailles du filet et que les contrevenants gagnent du terrain. Chacune de ces lacunes représente une occasion d’intervenir, afin d’apporter des changements favorables et de protéger des enfants vulnérables.
Nous pouvons mieux communiquer l’aspect odieux de la problématique en abandonnant le terme « pornographie juvénile » pour le remplacer par des termes plus justes, comme « images d’enfants exploités sexuellement » ou « vidéos d’enfants exploités sexuellement ».
Nous pouvons aider les professionnels dévoués de l’application de la loi afin qu’ils puissent mieux repérer les contrevenants et les victimes d’abus. À cette fin, nous pouvons leur fournir les outils nécessaires pour mener des enquêtes — y compris la capacité d’obtenir de l’information simple comme le nom et l’adresse des clients et la capacité d’accéder aux données des ordinateurs ayant été saisis même s’ils sont protégés par un mot de passe ou par cryptage. Nous pouvons aussi leur apporter le soutien et les ressources dont ils ont besoin pour trouver des moyens plus efficaces d’analyser les images.
Lorsque les autorités policières réussissent à identifier les victimes et à les secourir, nous pouvons faire une différence dans leur vie en veillant à ce que leurs besoins soient mieux compris et en leur offrant des services utiles et adaptés à leur situation.
Enfin, nous pouvons contribuer à mettre fin au traumatisme permanent vécu par les victimes d’exploitation sexuelle facilitée par Internet en reconnaissant ce que représentent en réalité ces images : un abus continuel. En mettant un terme à la divulgation de ces images et en accroissant le niveau de responsabilité des FSI du secteur privé, nous pouvons épargner de nouvelles humiliations aux victimes.
Nous demandons aux ministres de la Justice, de la Sécurité publique et de l’Industrie, ainsi qu’aux responsables des autres organismes concernés, d’étudier ces possibilités et ces recommandations, et de faire part de leurs conclusions au Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels. Nous attendons avec impatience le plan d’action du gouvernement, lequel décrira comment il ira de l’avant pour accroître la protection des enfants.