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Il y a, au Canada, des lois fédérales et provinciales qui s'appliquent aux victimes.
Le Code criminel et la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition sont les deux lois fédérales qui reconnaissent les droits des victimes.
En vertu de l'article 722 du Code criminel, une victime d'un acte criminel peut déposer et lire une déclaration au moment de la détermination de la peine d'un délinquant. La déclaration de la victime est une déclaration écrite qui décrit les dommages qui lui ont été causés et, de façon générale, les conséquences de l'acte criminel sur sa vie. Cette déclaration est remise au juge qui en tient compte dans la détermination de la peine à infliger au délinquant.
L'édiction, en 1992, de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (LSCMLC) signalait le début de la reconnaissance officielle des victimes dans une loi fédérale régissant le système correctionnel et le système de mise en liberté sous condition.
Bien que la LSCMLC intéresse principalement les délinquants, elle permet aux victimes de recevoir certains renseignements à propos des délinquants. Les alinéas 26(1)a) et 142(1)a) prévoient que le Service correctionnel du Canada (SCC) et la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) communiquent à la victime les renseignements suivants :
En plus du droit à l'obtention de ces renseignements, la LSCMLC prévoit que d'autres renseignements peuvent être communiqués à la victime, mais il ne s'agit pas d'une obligation. En particulier, les alinéas 26(1)b) et 142(1)b) permettent au SCC et à la CLCC de communiquer des renseignements supplémentaires, au cas par cas, s'ils estiment que l'intérêt de la victime justifierait une éventuelle violation de la vie privée du délinquant pouvant résulter de cette communication.
Ces renseignements peuvent comprendre :
En outre, tous les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables de la justice pénale ont entériné, en 1988, la Déclaration canadienne des principes fondamentaux de justice relatifs aux victimes de la criminalité, et sa version renouvelée en 2003.
Cette déclaration fournit un aperçu détaillé et utile de la façon dont les victimes devraient être traitées, particulièrement au cours du processus de justice pénale. Toutefois, étant donné qu'il ne s'agit pas de dispositions législatives, cette déclaration ne garantie pas de droits supplémentaires aux victimes.
En l'honneur de la Déclaration des Nations Unies des principes fondamentaux de justice relatifs aux victimes de la criminalité, et conscients des répercussions préjudiciables de la criminalité à l'égard des victimes d'actes criminels et de la société, du fait que tous doivent bénéficier de l'entière protection de leurs droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertés, et les autres Chartes provinciales régissant les droits et libertés des personnes qu'il est nécessaire de trouver un équilibre entre les droits des victimes et les droits des délinquants et que la compétence en matière de droit pénal est partagée entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la Justice pénale ont convenu que les principes énoncés ci-après doivent guider le traitement des victimes, plus particulièrement dans le cadre du processus de justice pénale.
Les principes énoncés ci-après visent à promouvoir le traitement juste et équitable des victimes et doivent se refléter dans les lois, les politiques et les procédures adoptées par les gouvernments fédéral, provinciaux et territoriaux :